05.04.2009
marseille, megalopolitique



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| L'éditorial de Jean-laurent Bernard |
| par le rédacteur en chef |
| 06 Avril 2009 |
| bonjour. A leur manière, nos élus font le G 20, à grand renfort d'embrassades et de promesses d'union sacrée. L'autre jour Jean-Claude Gaudin pour la ville de Marseille et Eugène Caselli pour la communauté urbaine n'avaient pas de mots assez gentils pour le président du conseil général Jean Noel Guérini qui venait de signer un chèque de 250 millions d'euros pour aider l'agglomération. Au même moment, Hubert Falco depuis son ministère de l'aménagement du territoire annonçait des projets Grenelle pour le Var comme pour les Bouches du Rhône. Mais les photos de famille sont souvent émouvantes, rarement durables et jaunissent rapidement. Façon de parler, à la manière de ces artistes marseillais du 6ème arrondissement qui ont trafiqué deux portraits géants de Mao pour que le visage du grand timonier ait l'allure de Jean Claude Gaudin ou de Jean Noel Guérini. Le résultat est saisissant, les deux ténors portant le fameux col Mao avec en sous titre "pour un grand bond en avant, je fais ma révolution culturelle" un clin d'œil bien vu au récent bras de fer entre gauche et droite pour le pilotage du dossier Marseille-Provence 2013. L'occasion est d'ailleurs trop belle de servir un bon vieux proverbe chinois à ces deux meilleurs ennemis : "quand les cuisiniers se battent, le rôti brûle". Cela dit, nous assistons peut-être à un changement d'époque, puisque les élus se piquent de mettre leur nez dans les salaires et les stocks options des grands patrons amoraux, puisque les banques oublieuses de leurs clients se font tancer et remettre au pas. Reste un seul petit détail à régler : l'ordre financier planétaire fait l'objet de toutes les attentions, en revanche, les suppressions d'emplois qui tombent par à coups, dix par ci, une quinzaine par là, ne provoquent pas beaucoup de réaction. Juste l'effondrement silencieux de familles qui n'en peuvent plus de regarder ces congratulations mondiales, si lointaines de leurs soucis immédiats. bonne journée. |







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Retrouvez l'intégralité du dossier ci dessous
Un climat de guerre
La réforme des ports, voulue par Nicolas Sarkozy en juin 2007 et lancée en février 2008 à Marseille par François Fillon pour redonner à la France des ports compétitifs, provoque à Marseille une opposition d’une violence sans précédent de certains agents du port. Grèves perlées, blocages de bateaux, agressions, voies de fait, intimidations, menaces, insultes. Tous les moyens semblent bons pour dire non à une réforme jugée indispensable par toute la filière maritime.
Désormais, les langues se délient et certaines pratiques sont dénoncées sans détour par les entreprises utilisatrices : «Méthodes de voyous, dérives mafieuses», «Le 7 mars, on a retrouvé des cocktails molotov dans une grue, nous vivons un climat de guerre civile» dénonce Jacques Truau, président du Club de la croisière à Marseille, ulcéré d’avoir vu le Msc Fantasia et ses 3 000 passagers renoncer à une escale inaugurale à Marseille sous la menace d’une quinzaine d’agents du port cagoulés et déterminés à en découdre.
Le même jour, Le Girolata un car ferry de la Compagnie méridionale de navigation est bloqué pendant trois jours par des grévistes qui n’ont pas hésité à jeter un conteneur sur la rampe d’accès.
La même semaine, Ingrid Sanchez, la directrice de l’Unm Marseille, a été menacée et molestée : «Ils m’ont craché dessus !» nous a-t-elle déclaré, avant de décider de quitter définitivement Marseille après la liquidation judiciaire de son entreprise.
Le 17 mars, le directeur adjoint du port Jean-Pierre Billat est hospitalisé après avoir été agressé en voulant s’interposer au saccage de la direction du port par une cinquantaine de manifestants furieux.
La cagoule marseillaise n’a pas dit son dernier mot
En quelques semaines, ces agissements ont conduit le port et les entreprises utilisatrices au bord du gouffre. Après le départ définitif en janvier d’Agrexco, le major de la filière fruits et légumes lassé des pertes enregistrées à Marseille, c’est le groupe Boluda, dernier acteur de la réparation navale présent à travers sa filiale l’Union naval Marseille, qui a jeté l’éponge après avoir perdu plus de 3,3 millions d’euros en 2008 en raison des grèves et autres exactions.
Toutes les entreprises utilisatrices du port paient au prix fort ce que certains n’hésitent plus à dénoncer comme un véritable sabotage en règle des activités portuaires, tous secteurs confondus.
La Cgt, qui ne revendique pas les voies de fait commises, ne condamne pas pour autant ce qu’elle considère «comme des actions de salariés dans la détresse, mais avertit tout de même que ces actions vont s’amplifier…».
Jusqu’alors plutôt sur la réserve, la Ville de Marseille est montée au créneau par la voie de son premier adjoint Roland Blum.
«Ils ont saboté la réparation navale, ils vont saboter la croisière, le port de Marseille ne peut être une zone de non droit, l’Etat doit intervenir pour ramener l’ordre et faire appliquer la loi».
Pour Hervé Balladur transitaire et porte-parole de l’Union Maritime, «Le raisonnement des cégétistes n’est pas économique, c’est un débat de pouvoir, ils veulent rester coûte que coûte les seuls maîtres du port quelles qu’en soient les conséquences».
L’entreprise Saint Louis Sucre, très dépendante du port pour ses approvisionnements, a attendu depuis plus de trois semaines le déchargement complet de sa livraison de sucre.
«Nous allons devoir arrêter l’usine et mettre notre personnel en chômage technique» commente Christophe Huguet, le directeur de l’établissement.
Bernard Begon, patron de Marmedsa à Marseille, est dans le même cas. «Nous avons plusieurs centaines de containers bloqués, notre agence ici emploie trente personnes qui n’ont plus d’activité».
Intramar, la principale et historique entreprise de manutention des bassins Est, est très fragilisée par ces grèves à répétition : «La Cgt veut nous affaiblir pour nous empêcher de nous porter acquéreur des portiques que le Gpmm va vendre dans le cadre de la réforme» témoigne le directeur général Michel Henry.
14 ANS D'EMPLOIS GARANTIS ET 5 000 EUROS PAR MOIS :
L’esprit de la réforme précisé par la loi du 4 juillet 2008 veut que les différents établissements portuaires français désormais appelés «Grands Ports Maritime» se recentrent sur leurs rôles d’aménageurs et transfèrent leurs activités, notamment de manutention, et donc leurs personnels à des opérateurs privés. C’est sur ce point essentiel que les agents du port de Marseille fondent leur inquiétude et leur colère.
Est-elle justifiée en termes de dégradation des conditions de travail, de diminution de salaires ou de risque de perte d’emplois ?
«Si nous obtenons des garanties sur l’activité et l’emploi, nous sommes prêts à un certain nombre d’évolutions» déclarait récemment Pascal Galeoté de la Cgt du port.
Les opposants à cette réforme ont-ils bien lu la loi ? On peut se poser la question à la lecture de l’accord du 30 octobre 2008 signé par la Cgt au plan national et qui précise les conditions sociales du transfert des personnels dans le secteur privé : «Chaque salarié se voit garantir un emploi. Le délai pendant lequel un salarié pourra demander sa réintégration au Gpm en cas de situation susceptible de conduire à un licenciement économique est fixé à 14 ans».
L’accord précise que l’application de la loi n’entraînera aucun licenciement de personnels des ports autonomes ou salariés de la manutention.
Chaque port est par ailleurs engagé à ouvrir des négociations pour réduire la pénibilité. Le texte précise encore que la dite réforme «ne pourra se faire au détriment des évolutions professionnelles et des conditions de rémunération des salariés avec une période de référence des 12 derniers mois de pleine activité».
L’ancienneté, tout comme les droits divers acquis (congés payés, rtt, formation), seront intégralement pris en compte par l’entreprise d’accueil.
La fin de l’omerta sur le port ?
«Quand on sait que la rémunération mensuelle d’un portiqueur frise en moyenne les 5 000 euros nets par mois pour 20 heures d’astreinte par semaine au maximum, on peut se demander quel salarié n’accepterait pas pareil traitement» se demande Stephan Brousse, président de l’Upe 13, qui se bat depuis le début de son mandat en 2005 pour un retour à la compétitivité sur le port de Marseille.
L’accord par ailleurs «garantit aux organisations syndicales des moyens de fonctionnement…». La Cgt est donc certaine de maintenir son rang sur le port sans craindre les autres syndicats qui n’ont jamais réussi à prendre des «parts de marché» significatives.
Que motive donc ce combat jusqu’au-boutiste ? Le maintien d’un système vieux de 40 ans fait de trafics illicites, de complicités en tous genres, de dérives mafieuses sur le port, comme l’affirment désormais nombre de patrons sans plus se cacher ?
On n’oserait pas le croire. Qui aurait donc fermé les yeux sur de telles pratiques pendant aussi longtemps ? Personne. La raison doit être ailleurs…
«SARKO A LA RESCOUSSE ?»
Menée par Stephan Brousse, président de l’Upe 13, et composée de Jacques Pfister, président de la Ccim-p, Patrick Daher, président du Gpm Marseille, Marc Reverchon, président de l’Umf et du Conseil développement du Gpm Marseille et de Roland Blum, 1er Adjoint Mairie de Marseille et administrateur Gpmm, une délégation de responsables économiques et politiques a été reçue à l’Elysée.
Objectif : obtenir une prise de position sans détour du président de la République pour que la loi soit appliquée sans tarder et que l’Etat protège le port contre les agissements d’une minorité. A l’heure où nous mettons sous presse, le premier français n’a pas encore donné de la voix.
Par Thierry Debaille
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http://www.20minutes.fr/article/317697/Marseille-Euromed-...
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http://www.bakchich.info/Butler-fait-la-culbute-en,07260....
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Zonebourse 3/4/2009
http://www.zonebourse.com/barons-bourse/Butler-Walter-30/...





10:01 Publié dans ça n'arrive qu' à Marseille, Conseil Général 13, coup de gueule, il faut que les Marseillais le sachent, impots locaux, Mairie, Région Paca, revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marseille, gaudin, guerini, vauzelle, casellei, megalo, impots







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